Les orques de Marineland vont être transférées aux Canaries. Les associations dénoncent ce choix et proposent un sanctuaire marin.

Transfert orques Marineland Canaries

Transfert orques Marineland Canaries – CREDIT : Facebook Sea Shepherd France

Le Marineland d’Antibes, dernier parc français à détenir des orques en captivité, prépare le transfert de Wikie et Keijo, une mère et son fils, vers le Loro Parque à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries. Cette décision, confirmée par la direction du parc et relayée par Le Parisien, suscite une vive polémique, notamment auprès des associations de défense des animaux.

Un transfert inévitable après la fermeture de Marineland

La fermeture du parc aquatique d’Antibes, décidée dans le cadre de l’évolution de la réglementation française sur les cétacés en captivité, a conduit Marineland à rechercher un nouvel hébergement pour ses deux dernières orques. Leur transfert vers Loro Parque, un des rares delphinariums européens à accueillir ces mammifères marins, a été jugé comme la solution la plus viable.

Cependant, les associations de protection animale dénoncent ce choix, estimant que les orques auraient pu bénéficier d’une alternative plus proche de leur environnement naturel.

Un choix contesté par les défenseurs des animaux

Comme le rapporte France 3 Régions, la décision de transférer Wikie et Keijo vers un autre parc aquatique a immédiatement suscité l’opposition de nombreuses organisations de protection animale, notamment Sea Shepherd.

L’association, connue pour son engagement en faveur des animaux marins, plaide pour une réhabilitation progressive des cétacés dans un sanctuaire marin, une solution qui permettrait aux orques de vivre dans un environnement plus proche de leur habitat naturel, sans être totalement relâchées en pleine mer.

Sea Shepherd rencontrera la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, ce mercredi 12 février, afin de proposer une alternative au transfert vers Loro Parque.

Un débat entre bien-être animal et faisabilité

Si l’option d’un sanctuaire marin séduit les défenseurs des animaux, elle soulève des difficultés logistiques et financières. Les orques n’ayant jamais connu la vie sauvage, leur adaptation à un espace en pleine mer, même sécurisé, représenterait un défi majeur.

Le débat reste ouvert entre ceux qui considèrent Loro Parque comme une prison de plus et ceux qui estiment que ce transfert reste la meilleure option pour assurer leur bien-être à court terme.