Le collectif varois pour le droit au logement sera reçu par le préfet le 7 avril pour alerter sur la crise du logement et proposer des solutions.

passoires thermiques nouvel élan rénovation énergétique marseille logements insalubres logements vacants PACA sécurité Toulon centre ancien hausse prix immobiliers Toulon

Des appartements à Toulon – CREDIT : Var Actu

Face à une situation jugée critique dans le département, le collectif départemental varois pour le droit au logement pour tous a sollicité et obtenu un rendez-vous avec le préfet du Var. Cette rencontre aura lieu le 7 avril 2025, avec l’objectif de faire entendre la voix des associations et syndicats engagés pour un logement digne et accessible à tous.

Une crise du logement confirmée par les chiffres officiels

Dans un courrier daté du 25 février, les membres du collectif réagissent à une interview du préfet parue le 6 février dans la presse. Celui-ci y reconnaissait que « le Var manque de logements, c’est sa principale fragilité », en évoquant des chiffres particulièrement préoccupants : seulement 4 080 logements mis en chantier en 2024, et 142 logements sociaux, soit dix fois moins que lors des deux années précédentes.

Pour le collectif, ces données confirment la gravité de la situation, alors que près de 40 000 demandes de logement social sont actuellement en attente dans le département.

Des priorités claires portées devant le représentant de l’État

Lors de l’entretien prévu le 7 avril, le collectif entend aborder plusieurs sujets majeurs :

  • L’application de la loi SRU, en insistant sur la nécessité d’inclure davantage de logements très sociaux dans les projets
  • L’impact des locations touristiques de type Airbnb, et les besoins de régulation à l’échelle locale
  • Les expulsions locatives, leur impact humain et les pistes d’amélioration de la prévention
  • La situation du bailleur social THM, dont le parc est jugé dégradé depuis l’absorption de l’office de La Seyne

Le collectif propose notamment un assouplissement exceptionnel des règles comptables entre investissement et fonctionnement, pour accélérer les travaux d’entretien et libérer plus rapidement des logements vacants.

Un appel à une politique du logement plus inclusive

Le collectif regrette de ne pas avoir été convié aux rencontres de mars 2024 autour des acteurs du logement. Il déplore l’absence des associations de terrain, des syndicats et des représentants de locataires, pourtant directement concernés. Il rappelle que la ministre en charge du logement a récemment souligné l’importance d’intégrer ces acteurs, notamment lors du colloque annuel de la Fondation pour le logement des défavorisés le 4 février 2025.