Le 1er avril peut vite tourner au vinaigre si les blagues manquent de finesse ou de bienveillance, notamment au travail.
Blagues poisson d’avril à éviter en entreprise – CREDIT : VarActu
Chaque 1er avril, les blagues fleurissent dans les bureaux varois, oscillant entre franche rigolade et malaise profond. Si certaines plaisanteries savent encore faire mouche, d’autres ont largement dépassé la date de péremption. Retour sur les canulars à éviter pour ne pas transformer un moment léger en vraie source de tension.
L’humour qui blesse plus qu’il ne fait rire
Faire croire à un accident, une maladie grave ou un décès est de loin le type de blague le plus décrié par les employés « Même si c’est pour rire, ça m’a angoissé toute la journée », confie une salariée d’une entreprise toulonnaise. Ces blagues, loin d’être inoffensives, génèrent un stress inutile, surtout dans un contexte professionnel déjà chargé. D’autres dénoncent également les canulars autour de fausses grossesses ou d’annonces personnelles exagérées, comme un mariage fictif ou un coming out simulé. Ces sujets, sensibles pour beaucoup, peuvent raviver des douleurs ou heurter sans prévenir.
Des canulars en entreprise qui virent au malaise
Dans plusieurs entreprises, les fausses annonces de licenciement ou de fermeture de site ont laissé un goût amer. Un employé d’une PME varoise se rappelle : « On a cru à un plan social pendant une heure, c’était franchement pas drôle. » Le poisson d’avril, dans ce contexte, devient un facteur de démobilisation et non de cohésion.
Même les plaisanteries plus anodines, comme modifier le matériel de travail d’un collègue (scotch sur la souris, clavier inversé), peuvent dégénérer si elles surviennent en période de forte charge ou dans une ambiance déjà tendue. Nombreux sont les salariés qui préfèrent désormais éviter toute initiative de ce genre sans un vrai consentement collectif.
L’humour désuet qui lasse les équipes
Enfin, les blagues classiques comme le poisson collé dans le dos ou les objets cachés sont souvent jugées « dépassées » ou « fatiguantes ». « Chaque année, c’est la même chose. On rigole une fois, pas dix », glisse un cadre dans une collectivité locale de la Valette. L’humour, pour fonctionner, doit surprendre et s’adapter à l’époque. Répéter inlassablement les mêmes gags finit par produire l’effet inverse de celui recherché.
Dans un monde professionnel où la charge mentale et les tensions sont déjà bien présentes, le 1er avril devrait être un moment de légèreté partagée, non une source de gêne ou de conflit. Miser sur la bienveillance et l’humour consensuel semble être la meilleure des options.