À l’initiative du maire Gil Bernardi, Le Lavandou vote une subvention de 64.000 euros pour la défense, provoquant débat au sein de la population.

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Lavandou subvention armée – CREDIT : VarActu

Une décision municipale inédite dans le Var votée à une large majorité

Le conseil municipal du Lavandou a voté le 31 mars dernier une mesure pour le moins inattendue : une subvention de 64.000 euros sera versée au ministère des Armées, soit 10 euros par habitant, pour contribuer au financement de la défense nationale. La décision a été adoptée par 20 voix pour et 4 contre, selon les informations relayées par Europe 1 et BFMTV Toulon Var.

Gil Bernardi appelle à un « petit effort » pour la nation

Cette initiative a été portée par le maire Gil Bernardi (LR), qui justifie ce choix par le contexte géopolitique tendu, notamment la guerre en Ukraine et la nécessité d’un réarmement national. L’élu insiste sur la bonne santé financière de la commune, qui permet ce qu’il qualifie de geste de solidarité nationale, comme il l’a expliqué également auprès de Ici PACA.

Un département marqué par la présence militaire

Cette initiative prend tout son sens dans un département fortement impliqué dans la défense, avec la présence de l’arsenal militaire de Toulon, l’un des plus importants de France. Pour les partisans de la mesure, cette subvention s’inscrit dans une logique de cohérence territoriale et de soutien concret à l’effort de sécurité national.

Une décision qui ne fait pas l’unanimité

Toutefois, cette décision divise les habitants. Certains redoutent qu’une telle dépense n’entraîne à terme une hausse des impôts locaux. D’autres s’inquiètent de l’image véhiculée par ce vote : associer la commune à la guerre pourrait, selon eux, nuire à la réputation touristique du Lavandou, station balnéaire prisée chaque été.

Une démarche qui relance le débat sur le rôle des communes

Alors que la majorité des collectivités locales dénoncent régulièrement la baisse des dotations de l’État, ce geste isolé soulève des questions sur la place des communes dans les grands enjeux de politique nationale. S’agit-il d’un acte symbolique, ou d’un précédent susceptible d’être suivi ailleurs ?