La mairie de Fréjus perquisitionnée pour des soupçons de corruption et favoritisme. David Rachline réagit, affirmant être confiant dans l’issue de l’enquête.

Perquisition mairie Fréjus corruption – CREDIT : Capture Youtube Ville de Fréjus
La mairie de Fréjus a été le théâtre de perquisitions menées par la section de recherches de Marseille depuis ce mardi 4 mars au matin, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en janvier 2024 pour des soupçons de corruption active et passive d’élu, de favoritisme et de recel de favoritisme. L’information a été révélée par BFM Toulon Var, Actu Var et Le Nouvel Obs.
Un dispositif d’envergure mobilisé
D’après Actu Var, 40 gendarmes, accompagnés d’un magistrat et d’un assistant spécialisé du Parquet National Financier (PNF), ont procédé à des perquisitions dans plusieurs bureaux de la mairie, notamment celui des marchés publics. Selon BFM Toulon Var, les enquêteurs ont également fouillé le cabinet du maire, le service communication, la direction des finances, et le service informatique, qui aurait été contrôlé.
L’opération s’inscrit dans une enquête déclenchée après la publication du livre « Les Rapaces », écrit par la journaliste Camille Vigogne Le Coat. Publié en novembre 2023, cet ouvrage dénonce une gestion controversée de la ville par David Rachline, maire Rassemblement National et ex-directeur de campagne de Marine Le Pen en 2017.
David Rachline interpellé puis conduit à la mairie
Selon Le Nouvel Obs, David Rachline aurait été interpellé à son domicile avant d’être amené à la mairie pour assister aux perquisitions. À ce stade, aucune garde à vue n’a été prononcée.
Les enquêteurs cherchent notamment à faire la lumière sur des attributions de marchés publics à Alexandre Barbero, un entrepreneur du BTP local, en échange de divers avantages, d’après ActuVar.
Le maire de Fréjus se défend
Face aux perquisitions et aux soupçons, David Rachline a publié un communiqué dans lequel il affirme être « serein et confiant », soulignant que la Chambre Régionale des Comptes PACA n’a relevé aucune infraction pénale dans la gestion de la ville.
Il est par ailleurs convoqué le 30 septembre devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour prise illégale d’intérêts concernant sa nomination à la tête de deux sociétés d’économie mixte, Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus.