Un trajet hebdomadaire de 172 km en voiture thermique émet 34,5 kg de CO₂, un impact évitable grâce à des alternatives durables.
CO₂ voiture thermique domicile-travail – CREDIT : Var Actu
Les habitudes de déplacement des Français pour se rendre au travail ont un impact environnemental considérable, notamment en raison de l’usage généralisé de la voiture individuelle.
Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), un Français parcourt en moyenne 172 km par semaine pour se rendre sur son lieu de travail. Lorsqu’il effectue ces trajets seul en voiture thermique, cela représente en moyenne 34,5 kg de CO₂ émis chaque semaine. Ce mode de transport reste, de loin, le plus polluant pour les trajets domicile-travail.
En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la moitié des actifs travaillent à moins de 6,9 km de leur domicile, une distance inférieure à la moyenne nationale de 9,2 km. Cependant, dans le département du Var, la distance moyenne domicile-travail est plus élevée, atteignant 20,8 km en 2010.
À l’échelle de l’année, cela équivaut à environ 1,8 tonne de CO₂ émis par travailleur. Un chiffre qui prend tout son sens lorsqu’on le multiplie par les millions d’actifs utilisant quotidiennement leur véhicule personnel. Ces émissions participent largement à l’empreinte carbone du secteur des transports, qui représente à lui seul près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France.
Le recours systématique à la voiture individuelle est souvent motivé par le manque d’alternatives fiables, notamment en zones périurbaines ou rurales. Pourtant, plusieurs solutions existent pour réduire cet impact. Le covoiturage, le développement des mobilités douces (vélo, marche), l’amélioration de l’offre de transports en commun ou encore la promotion du télétravail font partie des leviers identifiés pour limiter ces émissions.
Dans un contexte de transition écologique, repenser nos modes de déplacement devient une priorité. Des gestes simples, comme partager son véhicule ou réduire sa fréquence de déplacement grâce au télétravail, peuvent contribuer significativement à la baisse des émissions de CO₂.