Endométriose : un test salivaire innovant va être remboursé pour 25 000 patientes. Un diagnostic plus rapide et moins invasif.

Test salivaire endométriose

Test salivaire endométriose – CREDIT : Pixabay

Dès aujourd’hui, le 11 février, un test salivaire permettant de diagnostiquer l’endométriose sera pris en charge par l’Assurance maladie pour certaines patientes. Cette avancée médicale promet de révolutionner la détection de cette maladie, qui touche environ deux millions de femmes en France et dont le diagnostic est souvent tardif.

Une avancée majeure pour la détection de l’endométriose

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui provoque de vives douleurs menstruelles et peut entraîner des problèmes de fertilité. Jusqu’à présent, le diagnostic pouvait prendre en moyenne sept ans, faute de méthodes fiables et accessibles.

Développé par la biotech lyonnaise Ziwig, ce nouveau test, appelé Endotest, repose sur un simple prélèvement de salive, permettant une détection rapide grâce au séquençage de l’ARN. L’analyse est réalisée via l’intelligence artificielle et les résultats sont connus en seulement quelques jours. Contrairement aux méthodes traditionnelles, souvent invasives comme l’imagerie médicale ou la chirurgie, cette approche est non intrusive et accessible à un plus grand nombre de patientes.

Une expérimentation à grande échelle

La Haute Autorité de Santé (HAS) a donné son feu vert en octobre dernier pour une expérimentation à grande échelle. Ainsi, 25 000 femmes âgées de 18 à 43 ans, présentant des symptômes évocateurs de l’endométriose, pourront bénéficier du test gratuitement. Cette prise en charge, estimée à 800 euros par patiente, sera financée par l’Assurance maladie dans le cadre du Forfait Innovation, un programme destiné à évaluer l’intérêt médical des nouvelles technologies.

Les 2 500 premières patientes seront incluses dans une étude clinique visant à mesurer l’efficacité du test. L’objectif est de réduire le nombre de chirurgies diagnostiques et d’améliorer la prise en charge globale des patientes. En fonction des résultats obtenus, la HAS pourrait recommander une généralisation du remboursement.

Une prise en charge dans 80 hôpitaux français

Le déploiement de ce test s’effectuera progressivement dans 80 hôpitaux en France, parmi lesquels l’hôpital Saint-Joseph à Paris. Les patientes concernées pourront ainsi bénéficier d’un diagnostic plus rapide et éviter une errance médicale souvent éprouvante.

Bien que l’endométriose ne dispose pas encore de traitement curatif, cette avancée constitue une étape clé dans la reconnaissance et la gestion de cette maladie. Si les résultats de l’expérimentation sont concluants, toutes les femmes souffrant d’endométriose pourraient, à terme, avoir accès à ce test révolutionnaire.