Vingt-cinq ans après le meurtre de Ginette Naime, la reconstitution organisée ce vendredi à Ollioules pourrait faire toute la lumière sur l’affaire.

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reconstitution meurtre Ginette Naime – CREDIT : Ministère de l’intérieur

Le principal suspect confronté aux faits ce vendredi à Ollioules

Ce vendredi 4 avril 2025, une reconstitution minutieuse du meurtre de Ginette Naime se déroule dans le massif du Gros Cerveau, entre Ollioules et Sanary-sur-Mer, en présence du principal suspect et sous haute surveillance judiciaire. L’enjeu est de taille : éclaircir définitivement les circonstances d’un crime resté non élucidé pendant 25 ans.

Le corps de Ginette Naime, une femme de 46 ans, avait été découvert le 13 avril 2000 par des promeneurs, gisant sur un sentier d’Ollioules, victime de multiples coups de couteau. À l’époque, malgré la présence de témoins ayant vu un homme fuir les lieux, l’affaire avait été classée parmi les cold cases, sans suspect identifié.

Un tournant en 2023 avec la réouverture de l’enquête

Il aura fallu attendre 2023 pour que le dossier connaisse un rebondissement, grâce à sa réouverture par le pôle « cold case » du tribunal de Nanterre. Ce travail a mené à l’arrestation, le 14 janvier dernier à Toulon, d’un homme de 61 ans. Ce dernier a depuis reconnu partiellement les faits.

Un aveu partiel, mais une version contestée

Lors de ses auditions, le suspect a affirmé que la mort de Ginette Naime faisait suite à une altercation et non à une agression préméditée. Il reconnaît un coup de couteau, porté lors d’une bagarre dans la voiture de la victime, mais nie farouchement en avoir porté plusieurs, comme le suggèrent pourtant les constatations médico-légales de l’époque.

Une reconstitution cruciale pour la suite judiciaire

La reconstitution organisée ce vendredi, jusqu’en début d’après-midi, doit permettre aux enquêteurs, magistrats, avocats et parties civiles de confronter cette version aux éléments matériels. Elle s’annonce comme un moment-clé dans la progression de l’instruction, en quête de la vérité.

Dans cette affaire relancée après un quart de siècle, quatorze personnes se sont portées parties civiles, espérant que la justice apportera enfin des réponses définitives sur les circonstances du drame qui a coûté la vie à Ginette Naime, selon BFMTV Var.